🇲🇱 22 septembre 1960 – 22 septembre 2025 : Le Mali fête ses 65 ans d’indépendance – Bilan et perspectives
Bamako, 22 septembre 2025
Le Mali a célébré le 65ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 22 septembre 1960 sous le leadership du Président Modibo Keïta, après la dissolution de la Fédération du Mali.
Soixante-cinq ans après, le pays continue de porter fièrement son nom millénaire et son drapeau vert-jaune-rouge. Mais au-delà des festivités, une question s’impose : quel bilan tirer de ces décennies d’indépendance, et quelles perspectives pour l’avenir ?

📜 Des acquis incontestables
- Modibo Keïta (1960-1968) a jeté les bases d’une économie nationale avec une vision socialiste : création d’entreprises d’État, infrastructures socio-économiques et éducation citoyenne.
- Les décennies suivantes ont permis la consolidation progressive d’un État souverain reconnu sur la scène internationale.
- Depuis 1991, l’avènement du pluralisme démocratique a ouvert la voie à des élections multipartites et à un espace politique plus libre.
⚠️ Instabilités et défis récurrents
Cependant, le parcours du Mali indépendant a été marqué par de nombreuses crises :
- Cinq coups d’État militaires (1968, 1991, 2012, 2020, 2021).
- Des rébellions armées cycliques et des crises sécuritaires qui fragilisent l’unité nationale.
- Une démocratie souvent critiquée pour ses faiblesses structurelles, ses dérives clientélistes et la mauvaise gouvernance.
- Une école malienne fragilisée, produisant des générations insuffisamment formées pour relever les défis du développement.

🗣️ Leçons de l’histoire
De Modibo Keïta à Moussa Traoré, en passant par Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Keïta, chaque régime a laissé des avancées et des échecs :
- Moussa Traoré (1968-1991) : 23 ans de régime autoritaire marqués par la répression et le parti unique.
- Le Mouvement démocratique (1991) : ouverture vers la démocratie, mais aussi désillusions face aux attentes populaires.
- Les présidences démocratiques (1992-2020) : développement d’infrastructures, mais faible inclusion citoyenne et persistance de la corruption.
Ces expériences montrent que le problème du Mali n’est pas tant le modèle démocratique en soi, mais son application et la qualité de ses acteurs.
🔮 Quelles perspectives pour l’avenir ?
Pour construire un Mali fort et souverain, plusieurs axes apparaissent incontournables :
- Éducation et formation : un peuple éduqué et conscient est le véritable garant de la démocratie et de la stabilité institutionnelle.
- Bonne gouvernance : rigueur, transparence et lutte efficace contre la corruption et le népotisme.
- Cohésion nationale : renforcer l’unité entre toutes les composantes du pays face aux défis sécuritaires.
- Valorisation des ressources humaines : placer l’homme malien au centre du développement, avant les seules réalisations matérielles.
✅ Conclusion
Soixante-cinq ans après son indépendance, le Mali a parcouru un chemin semé d’espoirs, de sacrifices, mais aussi de crises et de désillusions. Aujourd’hui, l’heure est à une refondation profonde qui allie souveraineté, démocratie inclusive et stabilité durable.
« Aucun pays ne peut prospérer avec des citoyens non formés et non éduqués. Le Mali de demain dépendra de la conscience et de l’engagement de ses fils et filles. »
💬 Et vous, quel bilan tirez-vous des 65 ans d’indépendance du Mali ?
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